Chez Bong : le sous-sol coréen de Chinatown Montréal

Chez Bong

1021 Boul. Saint-Laurent, Montréal, QC H2Z 1J4, Canada

Notes

Techniques :
Qualité des produits :
Harmonie :
Créativité :

L’histoire de Chez Bong commence avec celle de Madame Bong et de son mari, qui évoluent dans la restauration montréalaise depuis 1989. Leur premier restaurant, la Maison Corée, a fermé ses portes en 2003. Quelques mois plus tard seulement, Chez Bong ouvrait sur Saint-Laurent, sans véritable pause entre les deux aventures. Madame Bong aurait tenu ce qui était alors l’un des premiers restaurants coréens de la ville. La cuisine est familiale, portée par sa fondatrice.

Il faut descendre un petit escalier discret pour atteindre la salle. En bas, l’ambiance est celle d’un petit bistro coréen tout en boiseries dans une atmosphère « rustique » et chaleureuse. Les tables, nombreuses, sont pleines et serrées, comme dans la plupart des restaurants asiatiques du quartier. Au mur, des articles de plusieurs sites critiques sont encadrés.

La carte couvre très bien les essentiels coréens avec un bibimbap, en pierre chauffée (dolsot), avec le choix de la protéine, les viandes grillées de bulgogi et de galbi et aussi des japchae ( nouilles de patate douce sautées). Le bibimbap est autour de 15-16 $. Attention tout de même aux temps d’attente aléatoires.

Mon expérience au restaurant chez Bong

Tout commence par une petite sucrerie sucrée-salée avec le duk kkochi. Une brochette de galettes de riz. La texture a quelque chose du marshmallow. Cela reste pourtant légèrement croustillant sur les côtés, et le tout est nappé généreusement d’une sauce sucrée-salée façon hoisin – soja, avec un bon kick de piment ( sûrement du gochugaru) sans jamais devenir agressif.

Ensuite arrivent les dumplings de bœuf. À mon goût, ils sont bons, avec une farce légèrement acidulée par le chou. Leur forme est assez irrégulière pour me laisser penser qu’ils sont faits maison.

Mon plat principal sera le bibimbap de bœuf, servi dans une marmite encore bien chaude, ce qui laisse au riz le temps de devenir croustillant et de conserver sa chaleur. Le daikon qui l’accompagne reste, à mon goût, trop amer. L’ensemble est bien harmonisé, mais j’ai un petit bémol car le plat manque d’humidité à mon goût, et je me retrouve à l’arroser de sauce piquante pour rééquilibrer le tout.

Je goûte aussi rapidement le bulgogi. La viande est cuite à la perfection, dans cet équilibre de tendreté recherché. La sauce y est beaucoup plus généreuse que dans le bibimbap, et c’est tant mieux.