Depuis 2008, le Café Medina s’est taillé une réputation de référence absolue pour le brunch à Vancouver, et il suffit de passer la porte pour comprendre pourquoi les files d’attente se forment dès l’ouverture, même par temps de pluie sur la côte Pacifique. Le café occupe un espace lumineux dans le Library District de Vancouver. Le nom Medina a été choisi par le propriétaire Robbie Kane, ancien photographe et directeur de production. C’est ici que Kane a rencontré sa future épouse, prénommée Medina.
L’ambiance à l’intérieur tient à la fois du café parisien et du bistrot méditerranéen. Les plafonds vertigineux amplifient chaque son et un four à bois illumine le fond de la salle d’une lueur chaude. Plusieurs comptoirs-bars encadrent l’espace, dédiés aux cafés de spécialité comme aux cocktails de brunch, pour une atmosphère qui oscille entre l’élégant et le décontracté.
Le restaurant figure sur la liste des établissements recommandés du guide Michelin Vancouver, une reconnaissance accordée depuis 2023 et reconduite chaque année depuis lors. Le menu offre une diversité de plats à la fois marocains et plus classiques des brunchs pour une trentaine de dollars en moyenne.
Mon expérience au café Medina
Je commence par le chocolat au lait chaud infusé à la lavande, une douceur florale qui n’écrase jamais le cacao, une cuisine d’inspiration méditerranéenne. Les boulettes d’agneau arrivent dans une cocotte en fonte, nappées d’une sauce tomate bien relevée aux épices de ras al hanout, avec des notes de poivron qui réchauffent sans brûler. Le curcuma lie la viande finement assaisonnée avec une générosité qui rappelle les tajines d’une grand-mère berbère. C’est le plat central de mon repas, et il me transporte directement au Maroc.


La générosité de la focaccia qui l’accompagne pour éponger la sauce peut parfois sembler insuffisante face à l’intensité de la préparation. Les tranches grillées de focaccia, croustillantes en surface et moelleuses à cœur, disparaissent trop vite. Les deux œufs pochés posés dans le plat sont exécutés à la perfection, le blanc juste saisi, le jaune encore coulant au centre, qui vient se mêler à la sauce épicée au moment où on les perce.
Puis arriveront les gaufres de Liège. Beaucoup affirment que ce sont les meilleures gaufres belges de la ville. La version que je reçois au chocolat confirme sa réputation. La pâte à la gaufre de Liège, moins sucrée que les imitations industrielles, ne caramélise pas jusqu’à l’excès, elle garde une mâche légèrement dense, presque briochée, qui sert de toile de fond idéale au chocolat d’accompagnement, intense et peu sucré. Un très bon équilibre avec un chocolat bien intense que je me suis amusé à terminer à la cuillère tant la générosité était présente.