Sainte-Lucie possède tout ce qui peut s’apparenter à un paradis tropical, des plages de sable qui s’étirent à perte de vue, dominées par les silhouettes spectaculaires des deux Pitons, véritables icônes volcaniques classées au patrimoine mondial de l’UNESCO. Cette île des Caraïbes, longtemps disputée entre Français et Britanniques, porte encore aujourd’hui les traces de cette histoire mouvementée, aussi bien dans son architecture que dans sa culture créole.
L’île dispose de deux aéroports, un détail qui perturbe plus d’un voyageur lors de la planification pour visiter Sainte-Lucie. L’aéroport George F. L. Charles, situé à Castries, la capitale, est principalement utilisé pour les vols régionaux, tandis que Hewanorra International Airport, à Vieux-Fort dans le sud, accueille la majorité des vols internationaux. Ce dernier implique souvent une traversée complète de l’île, mais c’est aussi une première immersion spectaculaire dans ses paysages luxuriants.
En arrivant à Castries, j’ai rapidement compris comment me déplacer efficacement sur l’île. Un vaste réseau de minibus locaux, identifiables à leur plaque commençant par un “M”, permet de rejoindre presque tous les coins de Saint-Lucie pour quelques dollars seulement. C’est le moyen de transport le plus authentique, mais il faut rester attentif aux horaires, souvent approximatifs, surtout en fin de journée.
Les chauffeurs de taxi sont bien présents, notamment autour des zones touristiques. Certains sont professionnels et agréables, mais d’autres n’hésitent pas à profiter de l’inexpérience des voyageurs, parfois de manière insistante. Il est essentiel de convenir du prix à l’avance. Et si vous trouvez un chauffeur fiable, conservez précieusement son numéro : il deviendra rapidement votre meilleur allié pour visiter Sainte-Lucie en toute sérénité.
Castries : cœur historique et vibrant de l’île de sainte lucie
Construite autour de son port naturel, la ville de Castries a longtemps été un point stratégique majeur des Caraïbes, convoitée tour à tour par les Français et les Britanniques. Cette position en a fait un carrefour commercial, culturel et militaire, mais aussi une ville résiliente, plusieurs fois détruite par des incendies avant d’être reconstruite.
Le
En s’y promenant, on retrouve cette mémoire : les étals débordent de fruits tropicaux (mangues mûres, fruits à pain, bananes vertes destinées à être bouillies) aux côtés de racines comme le manioc ou l’igname, piliers de l’alimentation lucienne. Les épices rappellent l’influence créole : cannelle, muscade, piments Scotch Bonnet, utilisés aussi bien pour parfumer les plats que pour conserver les aliments autrefois. Le poisson, fraîchement pêché, occupe une place centrale. Thon, dorade, mahi-mahi, souvent vendus entiers, témoignent d’une cuisine simple, directe, héritée des communautés côtières.
À quelques pas du tumulte du marché se dresse la
À l’intérieur, le contraste est saisissant. Les fresques murales racontent des scènes bibliques, mais avec des visages caribéens, des décors tropicaux et des couleurs vives. Ce détail, souvent ignoré des visiteurs pressés, révèle une volonté forte : celle d’adapter une religion importée à une identité locale.
Après avoir arpenté les rues, traversé le marché et absorbé l’agitation de la ville, j’ai ressenti le besoin de m’éloigner du bruit. C’est presque par hasard que je me suis retrouvé à
Rodney Bay et le nord de l’île : détente et histoire
Le nord de Sainte-Lucie concentre son visage le plus détendu. Ici, les anciennes stratégies militaires ont laissé place aux marinas élégantes, les plages autrefois sauvages sont devenues des lieux de rencontre, et les forts abandonnés dominent encore des baies désormais paisibles.
Aujourd’hui,
Ce n’est qu’au milieu du XXᵉ siècle que le paysage change radicalement. Les terres sont asséchées, la baie aménagée, et la Rodney Bay Marina devient peu à peu la deuxième plus grande marina de yachts des Caraïbes. Les voiliers modernes y remplacent les navires de guerre d’autrefois.
À quelques pas de la marina,
En avançant vers
Depuis le sommet du fort, la vue sur la baie de Rodney est saisissante. C’est ici que l’on comprend réellement pourquoi Sainte-Lucie a changé de domination 14 fois entre la France et l’Angleterre. La géographie parle d’elle-même : un port naturel, une position centrale dans les Caraïbes, et une visibilité parfaite sur les routes maritimes.
Après cette immersion dans l’histoire et les paysages, la journée trouve naturellement son dénouement à
La Soufrière : nature brute et traditions
À La Soufrière, la région incarne sans doute le visage le plus intense et le plus authentique de Sainte-Lucie. Monter les
Après la tension de l’ascension, La
À quelques minutes de là, le décor change à nouveau.Les plages d’
Impossible d’ignorer aussi l’importance des plantations de cacao, profondément ancrées dans l’histoire de Sainte-Lucie. Introduite durant la période coloniale, la culture du cacao a longtemps structuré la vie rurale de l’île. Certaines plantations, toujours actives, ouvrent aujourd’hui leurs portes aux visiteurs comme le
On y découvre un cacao cultivé à l’ombre de la forêt tropicale, récolté à la main, fermenté et séché. Les dégustations de chocolat artisanal concluent la visite, révélant des arômes puissants, bien loin des productions industrielles.
Enfin
Vieux-Fort et le sud sauvage
Le sud de l’île, bien plus sauvage et calme, reste la dernière étape avant de prendre son vol à l’aéroport international. À l’écart des itinéraires classiques,
À l’extrême sud de Sainte-Lucie, le



