Nichée au bord de la rivière Elbow, à deux pas du centre-ville de Calgary, les bernaches aiment se balader à côté dur River Café. L’un des joyaux culinaires les plus raffinés de la ville et aussi présent dans la liste best 50 du canada. Entre élégance contemporaine, vue imprenable et cuisine saisonnière inspirée, ce restaurant incarne tout ce que l’on recherche dans une véritable expérience gastronomique canadienne.

Une ambiance feutrée au bord de l’eau
River Café n’est pas qu’un restaurant : c’est un cadre. La salle, baignée de lumière naturelle, donne directement sur la rivière. À la belle saison, la terrasse est l’une des plus belles de Calgary. On y vient pour un dîner romantique au coucher du soleil, un déjeuner d’affaires élégant ou une célébration entre amis.
Le service, à la fois discret et attentionné, contribue à cette sensation rare : se sentir accueilli avec soin, sans jamais être dérangé. Le personnel connaît les plats sur le bout des doigts et saura vous recommander les meilleurs accords mets et vins, issus d’une carte soignée faisant la part belle aux vins canadiens et français.
Une cuisine qui raconte le terroir d’Alberta
Derrière les fourneaux, le chef Scott Pohorelic propose une cuisine contemporaine aux influences locales, où les produits de saison sont à l’honneur. Chaque plat est une ode à la terre albertine : bœuf vieilli à sec provenant de fermes locales, betteraves rôties du sud de la province, champignons sauvages cueillis à la main…
Le menu de dégustation au River Café
Lors de ma visite en Juin, j’ai pu decouvrir le menu de dégustation du river Café assis sur la terrasse et profitant de l’ecart de la ville. Le menu débute sur une note végétale avec une salade de tomates et concombres, relevée d’une vinaigrette à l’ail noir, ponctuée de pollen et de basilic. Les concombres en boule rappellent les présentations classiques, tandis que l’ail reste discret, laissant le basilic s’exprimer avec finesse. La deuxième assiette fait voyager vers les côtes atlantiques avec des moules du Nouveau-Brunswick, servies sur une base végétale acidulée d’oignon doux, le tout enveloppé d’un espuma de pommes de terre doux et réconfortant, apaisant avec élégance l’iode naturelle du plat. Ensuite, un saumon nacré, croustillant grâce à une fine couche de riz soufflé, est accompagné de pois frais et d’une sauce au gouda vieilli 18 mois, généreuse et crémeuse. Quelques dés de lard ajoutent du caractère, mais un léger excès de sel et une pointe d’amertume tempèrent l’harmonie.
Le plat principal, un canard tendre et fondant, aurait gagné à être plus rosé ; il est servi avec du chou, une galette de pomme de terre manquant de croquant, et des morilles malheureusement trop spongieuses. La sauce, trop discrète et insuffisamment réduite, semble diluée, comme si les champignons avaient relâché trop d’eau. Le repas se termine sur une panna cotta aux cerises, accompagnée d’un coulis, d’un crumble croquant et d’une gelée de citron, concluant avec simplicité et efficacité ce parcours aux accents contrastés.

