Phnom Penh Vancouver : un trésor Bib Gourmand de Chinatown

Phnom Penh

244 E Georgia St, Vancouver, BC V6A 1Z7

Notes

Techniques :
Qualité des produits :
Harmonie :
Créativité :

Il y a des restaurants où on se résigne à attendre, parce qu’on sait déjà que ça en vaut la peine.J’ai patienté plus de 45 minutes avant d’obtenir une table. Phnom Penh est niché dans le Chinatown de Vancouver, le restaurant porte le nom de la capitale du Cambodge, un clin d’œil direct à ses origines, même si la carte flirte tout autant avec le Vietnam voisin. Depuis son ouverture à la fin des années 1980, l’établissement familial a accumulé les honneurs. Deux étoiles Bib Gourmand au guide Michelin, plusieurs trophées d’or aux Vancouver Magazine Restaurant Awards, et plus récemment le titre de meilleur restaurant du quartier Chinatown/Strathcona ainsi que celui des meilleures ailes de poulet en ville aux Golden Plates Awards du Georgia Straight. La salle, elle, est très sobre, surchargée avec ses grandes tables rondes pensées pour les repas en famille plutôt que pour l’esthétique Instagram.

Le restaurant n’a jamais cherché à ouvrir une deuxième adresse pour soulager l’affluence ; la famille qui le dirige a longtemps eu une succursale sur Broadway, fermée volontairement pour se concentrer sur l’unique emplacement d’origine. Une décision presque à contre-courant, qui en dit long sur leur philosophie. Le menu navigue habilement entre plats cambodgiens et vietnamiens, avec des prix qui restent étonnamment raisonnables pour la réputation de l’endroit, je m’en tire autour de 30 dollars pour un repas complet avec un bon thé pour débuter le repas.

Mon expérience à Phnom Penh

Le premier plat que je vais essayer sera le bœuf au beurre. Le plat est très sucré (un peu trop), presque déroutant au premier abord, avec ce bœuf cru tranché finement, accompagné de coriandre fraîche et de cacahuètes concassées. La viande est d’une fraîcheur irréprochable, et les saveurs explosent en bouche comme une sorte de carpaccio de bœuf revisité.

Ensuite la dry soup kho va arriver en second plat, comme une mise en scène. D’abord les nouilles sèches, posées avec soin sous une multitude de couches de viande, d’abats, de porc effiloché et de crevette. Le tout me semblera un peu trop amer sûrement dû à la sauce nappant légèrement les nouilles . Mais sera accompagné d’une soupe à l’os, qu’on verse ou qu’on sirote à part, et qui vient prolonger et adoucir le goût des nouilles.

L’harmonie générale du repas fonctionne, même si certains plats pris individuellement m’ont semblé parfois trop intenses, pas tout à fait dans l’équilibre. Le restaurant offre toutefois une expérience très typique de la cuisine asiatique à des prix vraiment raisonnables.