Au cœur de Montréal, le Virunga propose une expérience qui donne le ton dès l’entrée. Nous arrivons dans une petite salle intimiste, nappes aux couleurs vibrantes de l’Afrique, fresque murale représentant la carte du continent et masque traditionnel accroché au mur. Le décor représente bien l’afrique et le restaurant Virunga revendique ses racines culturelles.


Mon expérience à Virunga
Le repas débute avec le Mayombé, un velouté léger de patate douce. La texture est fluide et délicate. Une crevette simplement déposée sur le dessus apporte une touche iodée discrète. La surprise vient du mbika congolais, des graines de courge moulues typiques d’Afrique centrale qui ajoutent profondeur et caractère au plat. Le goût est fin, équilibré, mais l’ensemble reste relativement léger. Une mise en bouche élégante, mais qui aurait gagné en intensité ou en générosité.
Le deuxième service, le Boyoma, avec un doré jaune parfaitement cuit, à la peau croustillante, qui trône au centre de l’assiette. L’espuma de maïs apporte une douceur presque sucrée qui enveloppe le poisson avec finesse. En dessous, le mokimo, spécialité kenyane à base de pomme de terre, petits pois et épinards, offre une consistance réconfortante. Le jus de tomate vient lier l’ensemble avec une acidité maîtrisée.
Visuellement, le plat est éclatant. Gustativement, les harmonies fonctionnent. C’est une bonne découverte.
S’ensuit avec le bœuf de chez Bon Bœuf, cuit lentement, est fondant à souhait. La sauce au curcuma et à l’anis reste légère, presque subtile, évitant toute lourdeur épicée. La mangue vient trancher avec justesse le côté salé de la viande, apportant fraîcheur et contraste. L’accompagnement surprend : un attiéké ivoirien, revisité ici avec une touche de noix de coco. Ce couscous de manioc donne structure et exotisme au plat. L’équilibre sucré-salé est maîtrisé et apporte une dimension plus contemporaine à l’assiette.
Le dessert nous emmène autour de la banane, glace à la banane, mousse légère au chocolat de Tanzanie, le tout posé sur une tuile à l’orange. La tuile, un peu trop dure à mon goût, contraste fortement avec la douceur du reste. Mais le mélange chocolat-banane fonctionne immédiatement. C’est subtil et peu sucré. Une fin de repas simple mais travaillée, efficace sans être démonstrative.
