Pasta Pooks Montréal : mon expérience dans le restaurant de pâte le plus convoité

Pasta pooks

6704 Rue Clark, Montréal, QC H2S 1P1

Notes

Techniques :
Qualité des produits :
Harmonie :
Créativité :

C’est sans doute l’une des ouvertures de restaurant les plus marquantes de 2025 à Montréal. Pasta Pooks a réussi, en quelques mois seulement, à s’imposer comme une adresse incontournable, au point d’intégrer la liste finale des Best New Restaurants d’Air Canada, où l’établissement se classe à une très honorable neuvième place. Un succès fulgurant qui s’explique autant par la qualité de la cuisine que par l’identité forte du lieu.

Derrière Pasta Pooks, on retrouve Luca Labelle Vinci, qui a su puiser dans ses origines italiennes pour proposer des pâtes fraîches entièrement faites maison. Avant même son ouverture officielle, le restaurant s’était déjà forgé une solide réputation grâce à une longue file d’attente devenue presque mythique dans le quartier. Aujourd’hui, le système de réservation permet enfin d’y accéder plus sereinement, sans pour autant enlever le sentiment d’exclusivité qui entoure l’adresse.

Le restaurant se divise en deux salles bien distinctes. La première, plus petite, permet de manger sans réservation dans une ambiance brute et directe : carrelage sur les murs, tableau noir accroché, vue sur la cuisine. On a presque l’impression de manger sur le pouce au comptoir d’un traiteur italien, dans une atmosphère vivante et spontanée. La seconde salle contraste totalement. Plus grande, plus sombre, elle joue la carte d’une ambiance feutrée avec des bougies fondantes disposées sur un long bar, une télévision diffusant une émission italienne en noir et blanc et une musique discrète en fond sonore.

Lors de ma visite, la carte se voulait volontairement concise : quelques antipasti pour commencer, puis un choix restreint mais assumé entre trois plats de pâtes et un sandwich de type Philly cheesesteak, le tout autour de 25 $.

Mon experience au restaurant pasta pooks

Je débute mon repas avec un antipasti de Lingua Salmistrata con salsa verde, une spécialité vénitienne à base de langue de bœuf salaisonnée, presque travaillée comme un gravlax. La viande est excellente, fondante, finement tranchée et parfaitement relevée par une sauce verte fraîche et équilibrée.

S’ensuit le fameux sandwich Philly cheesesteak, servi dans un pain de la réputée boulangerie Automne. Généreux, riche et assumé, il s’éloigne volontairement de la subtilité italienne pour faire un clin d’œil à la générosité québécoise. À lui seul, ce sandwich pourrait largement constituer un plat complet.

Nous recevons ensuite deux plats de pâtes. Les Gnocchi alla Bava, nappés d’une sauce « baveuse » à base de fondue de fromage, sont une vraie réussite. Les gnocchis sont aériens, parfaitement exécutés et absorbent la sauce avec gourmandise. Celle-ci est si généreuse qu’on en viendrait presque à demander du pain ou des pâtes supplémentaires pour ne rien laisser.

pates pasta pooks

Les Spaghettoni al ragù d’anatra, en revanche, m’ont légèrement moins convaincu. Les pâtes, bien que fraîches, sont un peu surcuites, un détail auquel l’on pardonne facilement. Le ragù manque toutefois de profondeur et le canard se retrouve, à mon goût, trop noyé dans la sauce.

Malgré cette petite réserve, on comprend parfaitement la réputation de Pasta Pooks. L’adresse coche presque toutes les cases : identité forte, pâtes maison, ambiance maîtrisée et rapport qualité-prix irréprochable. J’y retournerai sans hésiter pour découvrir de nouvelles propositions et suivre l’évolution de cette table déjà emblématique de la scène montréalaise.