Le Filet Montréal : immersion marine au cœur de la ville

Le filet

219 Avenue du Mont-Royal O, Montréal, QC H2T 2T2

Notes

Techniques :
Qualité des produits :
Harmonie :
Créativité :

Comme attrapé par un pêcheur au large, Le Filet vous embarque immédiatement dans un univers marin sophistiqué, où poissons et fruits de mer dictent le tempo de la cuisine. L’atmosphère est posée, élégante et feutrée.

La salle s’ouvre sur un très long bar, véritable colonne vertébrale du restaurant. Séparé en deux, d’un côté les boissons avec de nombreuses assises, de l’autre une transition naturelle vers la cuisine ouverte. La lumière tamisée accentue l’expérience et met en valeur un imposant tableau de corail derrière le bar, comme un rappel constant de l’océan qui inspire la carte.

Mon experience au restaurant le filet

Les huîtres : trois cuissons

Les huîtres, provenant de l’île du Prince Édouard, sont d’un gros calibre, très iodées et légèrement crémeuses,une matière première irréprochable.

  • Huîtres au sirop d’érable : une interprétation étonnamment subtile. Le sirop écrase légèrement le goût de l’huître, il l’accompagne soutenu par de légers soufflés apportant un craquant aérien. Le jalapeño, volontairement discret, reste en arrière-plan.
  • Huîtres au miso : servies chaudes, gratinées et croustillantes. Le miso apporte une profondeur aromatique et une touche légèrement sucrée, même si, à mon goût, cette approche fait quelque peu disparaître l’iode naturel de l’huître. Une version plus gourmande que marine.

Pieuvre grillée

La pieuvre grillée, légèrement fondante, est accompagnée de petites perles croustillantes qui apportent du relief à chaque bouchée. La sauce sambal reste très modérée, presque imperceptible, surtout face à l’intensité des pointes de lime, nettement plus marquées. Le tout repose sur un lit de quinoa, accompagné de petits piments non relevés, laissant la pieuvre rester la véritable vedette du plat.

Pétoncles et ravioles

Les pétoncles, servis avec des ravioles, m’ont davantage déstabilisé. Leur texture était légèrement filandreuse, nappée d’une sauce très sucrée, associée à des amandes et à la poire. Les ravioles, bien exécutées techniquement, renferment une farce de courge un peu trop douce. L’ensemble manque d’équilibre et crée une dissonance entre sucre et finesse marine. Un plat intrigant, mais moins convaincant dans l’harmonie des saveurs.