Montréal regorge d’adresses qui cherchent à recréer l’esprit de Tokyo. Mais peu y parviennent avec autant d’intensité qu’Iru Izakaya. Iru, c’est la nouvelle adresse du quartier des spectacles qui a élu domicile au pied des deux tours Maestria.
Dès l’entrée, l’ambiance est posée : un plafond à l’esthétique industrielle, des tuyaux noirs apparents, des neons violets et rouge tombants, un grand bar central qui trône comme un îlot de convivialité, et surtout une salle bondée, bruyante ( un peu trop), vivante. On est ici pour partager, pour trinquer, pour vivre une expérience à plusieurs (loin des têtes-à-têtes discrets, mais parfaite pour une soirée entre amis à partager des plats japonais.
Côté carte, le bar est bien fourni, avec une belle sélection d’alcools japonais, cocktails inspirés et sakés, à des prix cohérents pour le centre-ville de Montréal. On s’y installe volontiers pour commencer la soirée avec un verre à la main.
L’assiette, elle, propose une cuisine d’izakaya revisitée. Les gyozas de bœuf arrivent chauds, au parfum délicat, même si l’on aurait aimé une cuisson plus poussée pour le croustillant qui fait souvent leur charme. Le trio de salades de la mer (algues, calamar et poulpe) est rafraîchissant, bien que la salade de poulpe manque d’équilibre, dominée par un wasabi trop agressif, qui pique autant les narines que la curiosité.
Mais la vraie surprise de la soirée, c’est le riz au canard, une assiette généreuse et audacieuse. On pense immédiatement à un riz sauté, avec des morceaux de canard subtils et une richesse aromatique démesuré.
