Visiter le Japon : au coeur du pays au soleil levant

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C’est le rêve de beaucoup de poser ses pieds au pays du soleil levant. Visiter le Japon, c’est avant tout un moment de vie. Entre temples silencieux, ruelles animées et délices culinaires, mon voyage au Japon a été une révélation. Chaque ville m’a offert un visage unique : Tokyo et son énergie électrique, Kyoto la contemplative, Osaka la gourmande, et Nara la spirituelle. J’y ai découvert un pays de contrastes, où la modernité la plus futuriste côtoie des traditions millénaires, et où chaque rue, chaque plat, chaque regard semble raconter une histoire. Visiter le Japon c’est entrer dans la route de la soie historique avec un train à grande vitesse et un bento succulent.

Visiter Tokyo : Le choc des contrastes

visiter le japon - Kōkyo
Kōkyo

Ici, tout est contraste : les gratte-ciels voisinent les sanctuaires centenaires, les foules fourmillent en silence, et la technologie se mêle aux traditions avec une fluidité déroutante. Le métro japonais vous emmènera où vous le souhaitez si vous arrivez cependant à comprendre les entreprises qui managent chaque ligne entre la carte Suica ou Pasmo.

Chaque quartier est un monde, chaque rue une expérience. Je vous emmène découvrir un Tokyo multiple : futuriste, spirituel, déjanté, mais toujours fascinant. Pour commencer je vous conseille de vous lever aux aurores et découvrir les sumos s’entraîner.

Sumos en coulisse : une scène unique à Tokyo

À Tokyo, il est possible d’apercevoir des sumos à l’entraînement, une scène rare et fascinante. Si vous êtes chanceux, rendez-vous au Ryogoku Kokugikan pendant un tournoi officiel. Mais hors compétition, vous pouvez aussi vous poster discrètement derrière la fenêtre du Arashio-beya, une écurie de sumos, et observer leurs rituels du matin. Le planning est présent sur leur site internet : https://arashio.net/tour_e.html.

À savoir : soyez discret, ne parlez pas, et évitez les photos avec flash.

Le silence, la concentration, le respect : tout est impressionnant. Ce qui est tout à fait l’opposé de la destination suivante.

Akihabara, Electric Town : du transistor au cosplay

Autrefois haut lieu de l’électronique japonaise, Akihabara (surnommé Electric Town) a bien changé. Si l’on y trouvait jadis des pièces détachées d’ordinateurs et des gadgets improbables, le quartier est aujourd’hui devenu le temple incontesté de la culture otaku (geek). Le temple reste le Mandarake Complex, huit étages de figurines ou autres gadgets.

Entre les étages remplis de figurines manga, les boutiques de jeux rétro, les salles d’arcade et les cafés à thème (parfois très étranges…), c’est un univers parallèle. Croiser des cosplayeurs en plein jour ou bien des courses de karting à la manière de Mario est tout à fait normal ici.

Heureusement, Tokyo n’est pas qu’une grande métropole otaku mais possède une histoire encore plus profonde que vous pourrez découvrir au musée national de Tokyo.

bouddha status - musée national de tokyo
Statue de bouddha

Le musée national de Tokyo : une immersion dans l’histoire du Japon

Pour comprendre le Japon au-delà de ses clichés, direction le musée national de Tokyo, dans le parc d’Ueno. C’est une visite essentielle pour quiconque souhaite plonger dans l’histoire millénaire du pays : armures de samouraïs, statues bouddhistes, kimonos précieux et estampes délicates.

En quelques heures, on mesure à quel point le Japon est un pays de traditions profondes. J’y suis passé au moins deux heures alors qu’il pleuvait dehors. La richesse de l’exposition est frappante, des objets dits trésors historiques du Japon sont fréquemment exposés.

Non loin du musée vous pourrez aller découvrir Asakusa qui constitue l’un des anciens quartiers de Tokyo.

Asakusa : spiritualité, ruelles et vue sur la Skytree

Asakusa
Asakusa

À Asakusa, l’ancien Tokyo survit. En entrant dans le quartier, on est accueilli par l’impressionnante porte Kaminarimon, qui mène au temple Senso-ji, le plus ancien de la ville. L’atmosphère est unique : encens, cloches, lanternes… et foule.

Tout autour, la zone piétonne de Nakamise-dori regorge de boutiques traditionnelles, de street food et de souvenirs typiques. Il est parfois compliqué de se déplacer tant la foule est compacte. En levant les yeux, on aperçoit la Tokyo Skytree, tour futuriste qui veille sur ce sanctuaire d’un autre temps.

Si vous le pouvez, n’hésiter pas à découvrir les onigiris de Onigiri Asakusa Yadoroku ou manger des tempuras à Tencha. Le restaurant ne peut accepter maximum 6 personnes mais les tempuras croustillantes sur un bol de riz, initie une expérience gustative accompagnées de bouillon dashi.

C’est sur ces beaux mots que je transitionne sur le marché au poisson de tsukiji.

Le marché de Tsukiji : paradis du food lover

Tsukiji market
Marché de Tsukiji

Même si les ventes de thon ont été déplacées à Toyosu, l’ancien marché extérieur de Tsukiji reste une adresse incontournable pour les gourmands. Ici, c’est un festival de saveurs : sushi ultra-frais, brochettes grillées, tamago sucré, huîtres ouvertes à la minute…

Vous pourrez notamment découvrir les différentes parties du thon HoHo-Niku ( joue), Kama toro ( dos de la joue), Harakami( partie la plus grasse du ventre) … Je n’ai personnellement pas réussi à aimer la joue du thon soit-disant meilleur que la partie ventrale.

On y déjeune debout, sur le pouce, entouré de chefs concentrés et de touristes ravis essayant de se faufiler dans la foule. Et rien de mieux après s’être rempli la panse que de visiter l’un des plus grands sanctuaires shintoïste de Tokyo.

Meiji-jingū : une parenthèse de calme en pleine ville

Meiji-jingū
Meiji-jingū

À deux pas de la frénésie de Harajuku se trouve l’un des lieux les plus paisibles de Tokyo : le sanctuaire Meiji-jingū. Ce sanctuaire shintoïste est entouré d’une forêt dense, plantée par les habitants en hommage à l’empereur Meiji. L’empereur qui a modernisé et ouvert le Japon jusqu’alors dans un système féodal et isolationniste.

Y marcher, c’est entrer dans un espace hors du temps. Le silence, les torii géants en bois, les chants des oiseaux… tout apaise. Allez-vous purifier dans les temizuya avant d’entrer dans le temple comme les locaux. ( à l’aide d’une louche, lavez-vous dans l’ordre la main gauche, droite, la bouche à l’aide de la main gauche et à nouveau la main gauche)

Non loin de là la zone d’affaires de Tokyo montre la modernité tant voulue par Meiji.

Shibuya : le cœur battant de Tokyo

Shibuya, c’est l’image de carte postale moderne : le Shibuya Crossing, la foule, les néons, les écrans géants. Mais c’est aussi un quartier de vie, avec ses immeubles de bureaux, ses cafés branchés et ses zones de coworking.

Non loin, la statue du chien Hachikō, fidèle à son maître jusqu’après sa mort, veille sur les passants. C’est une histoire vraie, devenue légende. Impossible de ne pas s’arrêter quelques instants, ému par tant de loyauté.

J’y ai vu Tokyo au travail, en mouvement constant, mais jamais chaotique. Prenez une bière à la fin de la journée ou mangez dans quelques Izakaya tels que Nishidaya. Mais qui sait, vous souhaiteriez peut-être continuer la soirée dans le quartier de Shinjuku.

Shinjuku et Golden Gai : Tokyo la nuit, entre ivresse et poésie

Le soir venu, direction Shinjuku. Gratte-ciels, néons, centres commerciaux, love hôtels… Mais derrière les façades lisses, Golden Gai se cache. Un micro-quartier de ruelles minuscules où s’alignent des bars grands comme une cabine téléphonique. Sûrement l’un des plus grands attrape-touristes à mon point de vue de Tokyo.

C’est ici qu’on boit des verres avec des inconnus, qu’on écoute du jazz sur vinyle ou qu’on se fait (littéralement) dépouiller en commandant trois verres dans le mauvais bar. L’addition monte vite, l’expérience est unique pour le Japon.

Je conseille tout de même de découvrir les fameux ramens de Ramen Ichiran non loin de la gare, je vous recommande également la sandwicherie &sandwich avec de bons gros sandwichs contenant du Tonkatsu. Si vous préférez des nouilles Udon, je vous donne rendez-vous à Udon Shimbori, un peu plus loin tout de même.

Pour vous loger, je suis resté au UNPLAN Shinjuku, non loin des bars, il s’agit d’une auberge de jeunesse avec des lits en capsule, et un bar assez animé pour rencontrer d’autres voyageurs en jouant au fléchette.

Mes autres recommandations pour visiter Tokyo

Asakusa

Je ne peux hélas pas mettre toutes mes recommandations dans tous les quartiers ci-dessus. Au début de mon voyage, je suis resté dans un quartier moins touristique mais plus central à CITAN. Celui-ci possède un bar mais moins facile pour la rencontre. Aux alentours, je recommande le restaurant de nouilles soba Kanda Matsuya. Celui-ci est rempli de Japonais faisant la file dès l’ouverture. Mais je recommande absolument les ramens de Karashibi Miso Ramen. Sans conteste mes ramens favoris au Japon.

Je me suis aidé de la carte fournie par Malo et de ses vidéos sur YouTube afin de préparer mon voyage : https://maps.app.goo.gl/2WGDfkBhBz8PnhSw8

Après Tokyo, c’est à bord de l’un des trains les plus rapides du monde ( le Shinkansen) que je pars visiter l’une des villes les plus historiques et sacrée du Japon.

Visiter Kyoto : l’âme du Japon entre torii, temples et traditions

Capitale impériale pendant plus de mille ans, Kyoto est aujourd’hui le sanctuaire de l’esthétique japonaise, entre temples classés, jardins zen, ruelles préservées et spiritualité vivante. C’est l’une des villes essentielles pour visiter le Japon. Les machyas, de longues maisons en bois, constituent l’une des particularités de la ville. Celle-ci peuvent se voir dans les petites ruelles dd quartier de Gion. Mais avant cela, je vous conseille de partir dès l’aube afin d’éviter la foule au Fushimi Inari-taisha.

Fushimi Inari-taisha
Fushimi Inari-taisha

Fushimi Inari-taisha : le labyrinthe des mille torii

Impossible de parler de Kyoto sans évoquer l’incontournable Fushimi Inari-taisha, célèbre pour ses allées couvertes de milliers de portails torii rouges. Fondé au VIIIe siècle, il est dédié au dieu du riz et du commerce, ce sanctuaire est un lieu de pèlerinage depuis des siècles.

L’entrée est prise d’assaut dès 9h du matin. Mais il suffit de monter, de suivre les sentiers escarpés vers le sommet de la colline, pour retrouver la quiétude. Là-haut, seuls les plus motivés continuent. Et c’est justement là que la magie opère. Vous pourrez passer à travers un cimetière pour les animaux de compagnie et verrez les milliers de torii offerts par les riches commerçants seuls.

Les statues de renards (kitsune), messagers d’Inari, tiennent souvent des clés dans leur bouche : elles ouvrent les greniers à riz, symboles de richesse.

La bambouseraie de Sagano : un détour sacré

La forêt de bambous d’Arashiyama, bien que très touristique, reste un lieu unique si vous avez le temps. Marcher entre ces tiges vertes géantes, entendre le bruissement du vent dans les feuilles, est presque une expérience spirituelle. Le vent qui s’y engouffre produit une “musique naturelle sacrée”. Tellement précieuse qu’elle a été classée par l’État japonais parmi les 100 paysages sonores du Japon.

Cela dit, le lieu est souvent bondé. Ce n’est donc pas un incontournable si votre séjour est court, mais une belle parenthèse si vous avez une demi-journée libre.

Un autre sentier tout autant spirituel et essentiel est celui du sentier des philosophes avec plusieurs monastères et jardins tout du long.

Le sentier des philosophes : méditation sur mille ans

Le sentier des philosophes
Le sentier des philosophes

Le sentier des philosophes tire son nom du philosophe Nishida Kitarō, qui l’arpentait chaque jour pour méditer. Il relie plusieurs temples majeurs, en suivant un canal bordé de cerisiers construit pendant l’ère Meiji pour irriguer les quartiers nord de Kyoto. On le parcourt idéalement du nord au sud, en commençant par le Ginkaku-ji, le fameux Pavillon d’Argent.

Ginkaku-ji (Pavillon d’Argent)

Ginkaku-ji
Ginkaku-ji

Construit en 1482 par le shogun Ashikaga Yoshimasa comme villa de retraite, il devint temple après sa mort. Il souhaitait en faire un pendant du Pavillon d’Or (Kinkaku-ji), mais le bâtiment ne fut jamais recouvert d’argent. Cela illustre parfaitement l’esthétique wabi-sabi : la beauté dans la simplicité, l’imperfection et l’impermanence. Le jardin de sable avec son cône stylisé est considéré comme un chef-d’œuvre du jardin sec japonais.

Sur le chemin, faites une pause déjeuner au Juugo, un restaurant de Soba authentique. Réservation obligatoire et possibilité d’apprendre à réaliser ses propres soba.

Eikan-dō Zenrin-ji

Plus loin sur le sentier, j’ai découvert l’Eikan-dō Zenrin-ji, un temple splendide, et un haut lieu du momiji connu pour ses érables rouges à l’automne, mais aussi pour son atmosphère apaisante à toute saison. Fondé au IXe siècle, ce temple est dédié au culte du bouddha Amida. La légende dit que la célèbre statue d’Amida se serait tournée d’elle-même pour parler à un moine. On y grimpe des escaliers de bois, on y entend le clapotis d’un ruisseau, on y sent le temps ralentir.

Nanzen-ji
Nanzen-ji

Nanzen-ji

Enfin, le chemin se termine magnifiquement par le Nanzen-ji, grand complexe monastique. Il fut l’un des premiers temples zen soutenus par la cour impériale. Il est considéré comme un « temple supérieur », au sommet de la hiérarchie zen japonaise. Son imposant aqueduc de brique rouge, vestige de l’ère Meiji, tranche avec l’esthétique traditionnelle (et c’est justement ce contraste qui me fascine).

A la fin du chemin et en continuant vers le sud, vous trouverez un autre grand temple de Kyoto.

Kiyomizu-dera : le surplomb sacré

Kiyomizu-dera
Kiyomizu-dera
Kiyomizu-dera
Kiyomizu-dera

Le chemin qui y mène, pavé et bordé de boutiques, est souvent bondé. Mais une fois franchie cette foule, le spectacle qui s’offre depuis la terrasse en bois suspendue au-dessus de la vallée est à couper le souffle.

Fondé en 778, le Kiyomizu-dera est l’un des temples bouddhistes les plus anciens du Japon. Il appartient à l’école Hosso, l’une des plus anciennes traditions bouddhistes japonaises. Son nom signifie « eau pure », en référence à la source sacrée qui coule au pied du temple.

L’actuelle structure date de 1633, sous les ordres du shogun Tokugawa Iemitsu. Sa grande terrasse en bois, construite sans clou, repose sur 139 piliers. Elle offrait jadis une vue symbolique. Autrefois, sa terrasse servait de test de foi : on disait que si l’on sautait et survivait, un vœu se réalisait…

Le soir descendant la colline, j’irai prendre un diner dans le quartier de Gion.

Gion et Ponto-chō : le cœur battant de la tradition

Gion
Gion

Le quartier de Gion est le théâtre vivant de l’élégance japonaise. C’est ici que l’on peut parfois croiser une geiko (geisha de Kyoto) ou une maiko (apprentie) allant à un rendez-vous, parée de son kimono, maquillage blanc et coiffure sophistiquée.

Le soir, les ruelles de Ponto-chō s’illuminent doucement. On y mange dans de petits restaurants bordant la rivière Kamo, parfois sur des terrasses suspendues ( kawayuka) en été. Aussi le lieu de fête avec de multiples bars comme le stardust club.

Dans le quartier, j’aurais essayé deux restaurants que je recommande. Sushitetsu, un restaurant de sushi où les chefs japonais servent une grande liste de poissons devant vous. Puis Hikiniku to Come, sortant des repas traditionnels japonais, le restaurant sert des boulettes de boeuf succulentes sur un bol de riz. L’expérience en trois temps avec différentes sauces est exceptionnelle et une réservation est obligatoire.

Un autre endroit dans Kyoto est réputé pour sa gastronomie, l’ancien marché au poisson de Kyoto, Nishiki Market.

Nishiki Market : l’estomac de Kyoto

A quelques pas de l’agitation moderne de Shijō, le Nishiki Market déroule ses 400 mètres de ruelles couvertes comme un tapis vivant dédié à la gastronomie japonaise. Ce marché existe depuis plus de 400 ans. Aujourd’hui, plus de 130 échoppes alignent leurs trésors culinaires : brochettes de poulpe au cœur d’œuf de caille, tofu soyeux, yuba (peau de tofu), cornichons kyō-tsukemono, anguilles grillées, thés matcha artisanaux, mochi colorés

Je recommande notamment le Taiyaki de Nishiki Ichiha & Mamemono, ce dessert en forme de poisson est complémenté dans cette échoppe par un beurre salé, à manger rapidement avant que cela fonde. Aussi pour les aventureux, je vous conseille le petit déjeuner de 節道. Il s’agit d’un véritable « brunch » japonais avec un bol de riz et des bonites séchées en trois temps.

Le dernier monastère est non des moindres est celui du Pavillon Dorée.

Kinkaku-ji : le Pavillon d’Or

Kinkaku-ji

Le Kinkaku-ji, ou Pavillon d’Or, est sans doute le temple le plus photographié du Japon. Recouvert de feuilles d’or, il semble littéralement flotter sur un étang entouré d’un jardin minutieusement entretenu.

Résidence de retraite du shogun Ashikaga Yoshimitsu du XIVe siècle, il fut reconverti en temple zen après sa mort. Le bâtiment fut incendié en 1950 par un moine déséquilibré, ce qui inspira le célèbre roman Le Pavillon d’Or de Yukio Mishima. Reconstruit depuis, il n’a rien perdu de sa majesté.

Lors de mon séjour à Kyoto, je recommande fortement l’auberge où je suis resté K’s House Kyoto, le bar au rez-de-chaussée était souvent vide, mais les rencontres se faisaient en partie au premier étage dans la salle commune. Les dortoirs sont simples et non à capsule.

Pour la suite du voyage, mon but était de rejoindre l’exposition universelle 2025 à Osaka ( voir article : Expo 2025 Osaka : guide ultime). Vous pouvez soit prendre le shinkansen, soit prendre avec plusieurs changements des trains un peu plus lent afin d’économiser.

Osaka : la capitale du goût et du divertissement

Okonomiyaki - Osaka
Okonomiyaki

Osaka, c’est visiter le Japon qui parle fort, qui rit, qui mange avec les doigts sur un trottoir bruyant et qui vit à 100 à l’heure. Surnommée la cuisine du Japon (Tenka no Daidokoro), elle incarne mieux que nulle autre ville l’esprit épicurien japonais. Dès que l’on foule le bitume de Dotonbori, le quartier emblématique bordé de néons démesurés et de mascottes en relief, on comprend qu’ici, tout tourne autour de la nourriture de rue. Okonomiyaki (crêpe salée au chou et aux fruits de mer), takoyaki (boules de pâte fourrées au poulpe), kushikatsu (brochettes frites)… On mange partout, tout le temps, souvent debout, et toujours avec plaisir.

Allez manger des beignets de crabe à Kani Doraku, mangez un ramen à Abura Soba Kirinji Sennichimae.Un peu en dehors de Dotonbori, je vous conseille aussi les Okonomiyaki de Kyabetsu-yaki Namba. Mais bien sûr libre à vous d’essayer et découvrir à votre guise dans les multiples échoppes de la rue.

Osaka castle
Osaka Castle

Mais Osaka, ce n’est pas que le ventre : c’est aussi l’histoire. Son imposant château d’Osaka aux toits vert émeraude, reconstruit à plusieurs reprises depuis sa première version en 1583 par Toyotomi Hideyoshi, fut le théâtre de batailles décisives durant l’unification du Japon. En montant, on contemple une ville moderne construite sur les vestiges d’une époque féodale sanglante.

Et pour les amateurs de culture pop, direction Nipponbashi Den-Den Town, quartier rival d’Akihabara, vestige de l’ambition futuriste d’Osaka au début du XXe siècle. Faites un tour au Warner Bross Studio d’Osaka ou bien aux anciens quartiers des Expositions Universelles, Osaka n’en a accueilli pas moins de deux déjà.

Osaka a aussi l’avantage d’être non loin de tout. Vous pourrez facilement atteindre Kobe et découvrir ses fameux boeufs, découvrir le château d’himeji-jo ou bien en 1 heure atteindre la ville de Nara.

Nara : spiritualité et cerfs sacrés

Statue de Todai-ji
Statue de Todai-ji

Capitale impériale avant Kyoto au VIIIe siècle, Nara fut le berceau de l’unification culturelle et religieuse du Japon. Ici, les temples se dressent parmi les forêts, les pierres parlent, et les cerfs… se baladent librement ( comme le montrent souvent les vidéos sur TikTok). La balade dans le parc de Nara, entre les 1 000 cerfs en liberté, les lanternes de pierre et les chemins bordés d’érables rouges à l’automne, est un moment suspendu. Vous pourrez facilement acheter des galettes pour les cerfs, mais ils savent se faire pressants. Selon la tradition shinto, ils sont les messagers divins de Takemikazuchi, dieu du tonnerre, et sont aujourd’hui protégés comme trésor national vivant.

L’incontournable Tōdai-ji, avec son immense Bouddha de bronze assis (le plus grand du Japon), impressionne tant par sa taille que par sa sérénité. Ce temple, fondé en 752, marquait jadis la puissance du bouddhisme d’État. On y entre comme dans une cathédrale du silence, le regard levé vers les poutres monumentales du Daibutsuden, la grande salle. Un des piliers possède un trou à sa base. On dit que ceux qui le traversent seront bénis de sagesse. Hélas un peu trop petit pour moi…

Côté gastronomie, la région est réputée pour ses kakinoha-zushi, des sushis délicatement enveloppés dans des feuilles de kaki, et ses mochi fraîchement pilés servis encore tièdes dans les ruelles menant au temple.

Ma carte pour visiter le Japon

La langue officielle du Japon est le Japonais et la monnaie est le Yen (¥). Le meilleur moment pour visiter le Japon est en Automne pour la saison des feuilles orangées ou au printemps ( mars) pour la saison de floraison des cerisiers.